Appel du 18 juin 1940 par le Général DE GAULLE depuis Londres

(18 juin 2014 à 19h00 à Boncourt)


   Monsieur le maire de Boncourt et le Président de la 92ème Section des Médaillés Militaires ont présidé la cérémonie de l'appel du 18 juin 1940.

La 92ème Section des Médaillés Militaires était également représentée par le Porte Drapeau et quelques membres à la cérémonie de Commercy le même jour à 19h00.


La cérémonie de Boncourt a eu lieu sous un beau soleil et devant de nombreux Boncourtois.

Deux enfants du village ont déposé une gerbe au pied du monument aux morts.

Puis vint le moment de la sonnerie aux morts et de la minute de silence.

  Ensuite, le maire a cité tous les Boncourtois "morts pour la France" et a lu le message du Secrétaire d'État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire Monsieur Kader ARIF.


Puis lecture de l'appel du 18 juin 1940, lancé par le Général DE GAULLE depuis Londres (voir ci-dessous).


 En fin de cérémonie, la chorale de Boncourt dont je fais parti a chanté La Marseillaise, God Save The Queen, l'hymne Européen, le chant des Partisans et pour terminer Nuit et Brouillard de Jean Ferrat.


La cérémonie s'est terminée par le verre de l'amitié.


Rendez vous est donné pour la cérémonie de la libération de Boncourt le 1 septembre à 19h00


Texte de l'appel du 18 juin

"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."