Centenaire de la mort d'Alain FOURNIER à partir de 9h00


     Alain-Fournier est mort au combat le 22 septembre 1914 dans les bois de

    St Remy-la- Calonne sur les Hauts de Meuse, sans savoir que son roman

    Le Grand Meaulnes, resterait parmi les ouvrages français les plus au monde

    au cours du XXe siècle.

     Les corps d’Alain-Fournier et de ses hommes, ensevelis à la hâte par les Allemands,

    ne furent retrouvés qu’en 1991, après 14 années de recherches menées par un professeur

    en retraite, passionné du Grand Meaulnes, Michel Algrain.

    Le lundi 22 septembre 2014 à partir de 9 heures, début du souvenir à St Rémy la Calonne

    (exposition, documentaires......) A l'issue repas en commun avec tous les participants.

   15 heures, cent ans jour pour jour après la disparition d’Alain-Fournier,

   aura lieu une cérémonie dans les bois de St Remy en présence de l’inventeur de la fosse,

   michel Algrain, aujourd’hui âgé de 83 ans.

Cette commémoration donn lieu à une cérémonie militaire avec :

    - les autorités et élus locaux

    - le 3 e Régiment d’hélicoptères de combat

    - la Musique du 1er Régiment de Tirailleurs d’Epinal

    - trois classes du lycée Alain-Fournier









           





Et la participation de nacera Kaïnou, sculpteure, Peintre officiel des Armées. Elle exposera les bustes d’écrivains combattants, dont celui d’Alain-Fournier réalisé pour les besoins du film Les Fiancées de Sainte-Agathe.

18h00  diffusion en avant-première en présence du réalisateur Alain Cancel et des acteurs du film Les Fiancées de sainte-Agathe, un docufiction inspiré de la vie d’Alain-Fournier et du roman Le Grand Meaulnes.


Rappel historique

Ce 22 septembre 2014, Michel Algrain, habitant le petit village de Montlivault près de Blois, sera à Saint-Rémy-la-Calonne, dans la Meuse. Il rendra un ultime hommage à Alain-Fournier, célèbre auteur d'un seul chef-d'œuvre, Le Grand Meaulnes, avant de tomber sous les balles allemandes le 22 septembre 1914.


Tout le monde se souvient du roman, de son auteur romantique, qui a encore donné lieu à une adaptation au cinéma en 2006. Mais qui sait que sa sépulture, Alain-Fournier, Henri-Alban Fournier de son vrai nom, la doit à l'obstination de deux Blésois ?


L'histoire commence en 1975. Michel Algrain est principal de collège à Paris, il adhère à la première association des amis d'Alain-Fournier, sous l'égide de la famille Rivière-Fournier. Et commence à organiser des excursions dans le Cher, à Épineuil-le-Fleuriel, terre natale de l'auteur.


    Les gens, emballés, se sont mis à me poser des questions sur les derniers instants d'Alain-Fournier. On ne savait qu'une seule chose : que vingt-et-un soldats du 288e régiment d'infanterie ont été tués après qu'on les ait envoyés au combat dans les bois au sur de Saint-Rémy-la-Calonne. J'ai voulu aller voir sur place, au tout début pour sentir et voir ce que Fournier avait vu de ses propres yeux avant de s'éteindre et ce qu'il aurait pu décrire…


En 1977, Michel Algrain débute ses recherches de terrain. Comme adolescent il avait rêvé de retrouver le sentier perdu qui le mènerait, sur les traces de Meaulnes, vers la jeune fille des Sablonnières, il tente de retrouver les pas de l'écrivain… plus de soixante ans après ! Mais dans ces régions boisées de la Meuse, rien n'a été bougé.


Le Blésois va étudier le cadastre, interroger les propriétaires, faire parler les archives de l'armée. Mais Fournier et ses camarades sont visiblement tombés du côté des lignes allemandes.


Michel Algrain fait appel à un professeur d'Allemand à la retraite près de Blois, Claude Régnaut. Qui va reprendre le travail de fourmi du côté des archives militaires allemandes. Ensemble, ils vont mettre quatorze ans à localiser précisément le charnier supposé, au fil de nombreux séjours dans la Meuse.