Le devoir de Mémoire


La cérémonie au monument des Caurettes qui s’est déroulée à la caserne Gérard au soir du 10 novembre dernier en hommage aux 151 officiers et 5184 sous-officiers, caporaux et soldats du 154e et 354e régiment d’infanterie en garnison à Lérouville jusqu'au 31 juillet 1914 fut empreint d’émotion et de respect.

C’est la batterie fanfare de Commercy qui a ouvert la commémoration en présence de 10 porte-drapeaux et d’une très nombreuse assistance.

Au cours de son allocution, le Capitaine Jacques Gérard, Président du Comité cantonal du Souvenir Français, a lu une lettre écrite le 22 septembre 1916 par Pierre, militaire, à son épouse Edith « Afin de vous faire découvrir ce qu’était le quotidien de nos poilus dans les tranchées et sur le champ de bataille ».

Il est ensuite revenu au Maire, Alain Vizot, de retracer le parcours effectué par ces militaires du 154e R.I. et de faire lecture d’un poème de 1915 du major John McCrae qui incite à réfléchir aux sacrifices du passé et à la nécessité de rester fidèle à ceux qui sont morts au champ d’honneur « Ce Régiment d’élite, 4 fois cité à l’ordre de l’armée, s’est illustré durant toute la grande guerre par les plus brillantes qualités offensives, la ténacité la plus opiniâtre et le plus pur esprit de sacrifice ; comme la bataille des Caurettes livré en 1916 à Verdun, au lieudit Mort-Homme et qui lui valut le nom de Régiment des Caurettes. 97 ans après la signature de l’armistice du 11 novembre 1918, la présence, ici, à cette heure, de Mme la Sous-Préfète, à qui je vais laisser la parole, des autorités civiles et militaires, du Souvenir Français, des Anciens Combattants, des porte-drapeaux, de la Fanfare, des écoliers, du personnel enseignant et d’une assistance nombreuse témoigne de cette importante nécessité à maintenir et à poursuivre le devoir de mémoire ».

La traditionnelle gerbe fut ensuite déposée au pied de la stèle dédiée aux valeureux militaires par deux jeunes écolières de la Cité. Pour clôturer la célébration les nombreux enfants présents ont entonné la Marseillaise, et chanté « le Soldat » de Florent Pagny.