Les cérémonies du 11 novembre se sont déroulées par temps pluvieux


     La 92ème section a participé à trois cérémonies:

-le 10 novembre à 18h30 à Lérouville (monument des Caurettes) en la mémoire des 151 officiers et 5184 sous officiers et soldats du 154° et 354° régiment d'infanterie. Les enfants des écoles ont clôturé cette cérémonie en chantant la Marseille. (voir l'article du journal dans la partie photos)

-le 11 novembre à Commercy à 11h00 place Charles de Gaulle. Cette cérémonie reste empreint de traditions militaires. A cette occasion deux anciens combattants, l'ADC LARDEZ Alain membre de la 92ème section et le Brigadier GROJERAN Sylvain,ont été décorés de la croix du combattant par le délégué militaire départemental adjoint. Félicitations à tous les deux..... (voir photos....)

-11 novembre à Boncourt sur Meuse à 11h00. Les Boncourtois s'étaient déplacés nombreux pour assister à cette cérémonie et pour écouter le récital de la chorale de Boncourt qui a interprêtée la Marseille à deux voix et des chants de cette période de notre histoire. Des textes ont été également lus par des membres de la chorale. Voici le teste lu au cours de la cérémonie par notre chef de la chorale Roland PLASSAT:

<<1916 : deux ans de guerre alors qu’elle ne devait durer que quelques mois. Le conflit entre les armées françaises et allemandes s’est enlisé dans la boue des tranchées.

Les poilus survivent dans des conditions particulièrement éprouvantes.


Chant : « le bien loti » 


Le 21 février 1916, la Ve armée du Kronprinz déclenche un orage d’acier d’une puissance inouïe vers les lignes françaises au bois des Caures. Les 56e et 59e bataillons de chasseurs à pied  sont dirigés par le lieutenant-colonel Emile Driant, député de Nancy. La résistance des chasseurs est héroïque mais le lendemain vers 16h, devant la force allemande, Driant ordonne le repli. En portant secours à un chasseur blessé, il est frappé par une balle dans la tempe. Les chasseurs ont perdu les deux tiers de leur effectif (mille cent vingt hommes), mais leur sacrifice a permis de ralentir l’attaque allemande. La bataille de Verdun a débuté.

La veille de l’offensive du Bois des Caures, le lieutenant-colonel Driant faisait parvenir à sa femme, Marguerite, sa dernière lettre.


Cf  lettre Driant à sa femme lue par Hervé Henry.


Chant : « Verdun, on ne passe pas »


Cf Lettre soldat allemand et sa traduction lue par Francine Schulze et Monique Plassat.


Chant : « Ginisty »


Monseigneur Ginisty l’évêque de Verdun était présent au front aux côtés des soldats.

C’est lui qui est à l’origine de l’édification de l’ossuaire de Douaumont.


Cette chanson ainsi que la première, « le bien loti », a été écrite et composée par la famille Leborgne que je remercie de sa présence. Chaque année depuis trois ans, je leur emprunte une ou deux chansons de leur très beau conte musical « Naguère les tranchées ». Vous pouvez vous procurer le CD auprès d’eux.

Je remercie bien évidemment les choristes toujours présents pour ces occasions et sur qui je peux compter.


La question qui peut se poser est : Pourquoi se souvenir et commémorer ?

Les jeunes gens dans les tranchées de 14-18  ne demandaient rien à personne.

Les jeunes gens du Bataclan le 13 octobre 2015 ne demandaient rien à personne.

Dans ces temps redevenus troublés, nous avons un devoir de vigilance et d’opposition à toutes sortes de fanatismes, qu’ils soient religieux, politique ou économique.


Notre présence est un témoignage de nos valeurs d’humanisme et de fraternité.>>